Expression politique - Mars 2012

 

Socialistes et républicains

Prenons en main l'avenir de nos enfants

Depuis 2007, ce sont 66 000 postes d’enseignants supprimés de la maternelle au lycée, pour cette année 14 000 postes en moins. Notre académie est celle qui a perdu le plus de postes d’enseignants depuis 5 ans. Comme avec moins on ne peut faire plus, c’est plus d’échec et plus d’inégalité, moins d’enfants scolarisés dès 2 ans. C’est aussi : plus d’élèves par classe.

À Tourcoing, 7 postes sont supprimés au lycée Sévigné et 4 de nos écoles qui accueillent des enfants en REP ou CLIS connaissent des suppressions. C’est aussi désormais des transports payants imposés aux parents et aux enfants qui doivent, comme en milieu rural, parcourir des kilomètres pour accéder à la culture et au savoir, droit fondamental.

Les étudiants n’ont pas été épargnés par la politique du toujours moins pour l’éducation. Cette politique qui se cache sous les beaux mots d’« autonomie » et d’« excellence » ne sont que des mots masquant la réalité. L’autonomie des universités, c’est en fait le désengagement de l’État, c’est un financement plus aléatoire, des frais d’inscriptions qui augmentent et des études qui pèsent de plus en plus financièrement, précarisant toujours plus les étudiants. L’excellence proposée, c’est une sélection sociale accrue. Quant aux universités pôles d’excellence, ce n’est rien d’autre que la fermeture de certaines filières, contraignant les étudiants à s’éloigner toujours plus pour poursuivre leurs études. Le véritable fond de la politique menée depuis ces dernières années, c’est que l’excellence ne se partage pas, pas plus que les richesses.

Une véritable politique éducative repose sur l’affirmation que tous les enfants sont capables d’apprendre. Ce droit à l’éducation accessible à tous nécessite des moyens et des créations de postes pour répondre aux besoins, dès la maternelle à 2 ans.

Cette tribune a été co-écrite par Ingrid, enseignante.

Marie-Odile VAUTRIN
Conseillère municipale
 

Europe Écologie les Verts

Le printemps de l'écologie

Depuis quelques semaines déjà, les nombreux amateurs de jardinage se sont remis au travail.
Dès les premiers rayons du soleil et après avoir retourné la terre, l’heure est venue de semer.
Patience, la récolte viendra plus tard.

Il ne faut pas voir uniquement dans la pratique du jardinage, la récolte des légumes. C’est la notion de « vie » de façon plus globale qu’elle traduit. En effet, nous avons besoin de cette terre pour vivre. Aujourd’hui, rien ne peut la remplacer. Pour nous écologistes, la nature en ville est un élément structurant dans la ville. Elle ne peut être négligée, voire bradée pour de faux prétextes.

À l’heure des choix budgétaires et dans un contexte financier tendu pour la ville, nous pouvons nous féliciter de maintenir l’agrandissement du Parc Clemenceau. Cette volonté politique traduit tout l’intérêt porté au développement des espaces natures dans notre commune et au maintien de l’équilibre entre « urbain » et « espaces verts ». Une attention particulière est portée à l’entretien de l’ensemble de ces espaces, par les services de la ville, que ce soit au niveau des parcs et jardins mais aussi de l’aménagement des ronds-points, des entrées de la ville, etc… La mise en place d’un plan de gestion différenciée permet de réduire l’utilisation des tondeuses et contribue ainsi à réduire les nuisances sonores et les émissions de gaz à effet de serre, tout en permettant de développer la biodiversité en ville.

La terre ne nous appartient pas. Nous sommes dans l’obligation de la restituer en bon état à nos enfants.

Jérôme ROHART
Conseiller municipal délégué
Président du Conseil de Quartier du Virolois
 

Communistes, républicains et citoyens

Des formations d'avenir

En plaçant l’éducation et l’épanouissement personnel au coeur de ses priorités, la majorité municipale fait le choix de l’avenir. Elle fait le choix essentiel de l’humain dans la perspective d’une société de citoyens libres et responsables.

Si la Ville a la responsabilité des locaux des écoles publiques maternelles et élémentaires, elle va au-delà en proposant aux élèves de nombreuses activités périscolaires (musique, informatique, arts plastiques, sport…).

Les collèges et les lycées relèvent respectivement du Département et de la Région pour leurs bâtiments et les personnels techniques. Si 3 de nos 4 collèges publics auront été reconstruits à neuf en 2014, c’est bien que le Conseil Général du Nord veut accompagner nos collégiens en leur offrant de bonnes conditions d’apprentissage.

Le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais est lui aussi très attentif en ce qui le concerne. Les lycées Sévigné et Gambetta bénéficient de travaux de rénovation en profondeur.

Alors que les collectivités locales à majorité socialiste sont présentes aux côtés des élèves et de leurs parents à ces trois niveaux d’enseignement (écoles, collèges, lycées), il revient à l’État, via le ministère de l’Éducation Nationale, de pourvoir les établissements en formations pertinentes assurant des débouchés. Aujourd’hui, Tourcoing a engagé des discussions avec l’Éducation Nationale car nous voulons, pour notre jeunesse, des filières liées aux activités spécifiques de notre ville (images, textiles) mais aussi celles qui obtiennent de bons résultats en termes d’accès à l’emploi.

Nous voulons aussi des bonnes conditions d’enseignement dans des classes de taille raisonnable. L’avenir de la jeunesse tourquennoise ne saurait être sacrifié sur l’autel des réductions budgétaires et les élus socialistes et républicains dénoncent avec force les nouvelles suppressions de postes d’enseignants dans nos lycées.

Houari BOUISSA
Conseiller municipal délégué
 

Le MODEM, force de résistance et de repères

Un budget 2012 bien charpenté

Tous les maires sont préoccupés par les finances de leur commune, par la raréfaction de leurs ressources financières, par les risques d’accroissement du coût des crédits.
De plus, comme tout un chacun, ils subissent le passage de la TVA de 5,5% à 7%, les hausses de l’électricité, du gaz, des carburants, du coût de la vie, sans compter les taxes nouvelles décidées par le gouvernement.

Au nom des maires du Nord, Patrick Masclet, leur président, s’interrogeait publiquement : « faut-il diminuer les services à la population ou passer par la hausse d’impôt…. ? ». À Tourcoing, nous ne ferons ni l’un, ni l’autre.
Je suggère à l’UMP locale, peu avare de postures démagogiques, de partager l’analyse et la lucidité de leur collègue et ami sur les difficultés des collectivités locales.

À Tourcoing, nous avons fait des choix, tout d’abord d’être fidèles à nos engagements à l’égard de l’enseignement privé, à l’égard des associations en maintenant le niveau de leurs subventions, à l’égard des familles en n’augmentant pas les tarifs de la restauration scolaire.
Nous avons fait le choix également de poursuivre les mutations de notre ville, de préserver, voire de conforter, le bien vivre ensemble, la qualité et le cadre de vie de nos concitoyens. Maintenir un haut niveau d’investissement, c’est prendre notre part de la préservation de l’emploi et du soutien à l’activité économique.

Les 8 millions d’euros consacrés aux petits travaux participent de cette volonté municipale. Parce qu’au travers de nos recettes, nous percevons les dividendes de la politique de construction de nouveaux logements et d’accueil de nouvelles activités, nous pouvons présenter un budget 2012 bien charpenté, solide sur ses bases avec des recettes qui progressent plus que nos dépenses, avec un autofinancement en nette amélioration, avec un investissement dynamique et porteur, avec un endettement à surveiller cependant.

Francis CATTEAU
Conseiller municipal
Michel VAN TICHELEN
Adjoint à l'Economie
Conseiller Lille métropole
 

UMP et apparentés

Le budget de notre ville en quelques chiffres

La Sécurité, c'est 2,3 millions d’euros seulement consacrés à la police municipale alors que la Culture, 10,5 millions d'euros...

De 2008 à 2012, quelques dépenses qui montent en flèche :
Études et recherches : + 220 %
Honoraires : + 74 %
Foires et expositions : + 160 %
Catalogues imprimés : + 148 %
Voyages et déplacements : + 65 %
Missions : + 36 %
Réceptions : + 79 %
Frais d’affranchissements qui, à l’heure d’internet et de la dématérialisation, augmentent de 21 %.

Recettes fiscales de 2012 : + 12 % (notamment grâce à la suppression de l'abattement).

Les emprunts continuent (encore 16 millions supplémentaires prévus cette année).

En 2008, la ville avait 82 millions de dette. Elle en a 116 au 1er janvier de cette année et, si on observe le projet de budget, en admettant qu’on rembourse les 7 millions prévus et qu’on contracte en plus les 16 millions budgétisés, la Ville de Tourcoing devrait atteindre 125 millions d’endettement à la fin de l’année.

En quatre ans, le Maire PS a alourdi de 43 millions la dette de la commune. Avouez que cela a de quoi donner le vertige, d’autant que cette année encore nous paierons 3,5 millions de charges financières c’est-à-dire d’intérêts aux banques…

Salim ACHIBA - Albine COURDENT - Gérald DARMANIN - Éric DENOEUD - Didier DROART - Brigitte LHERBIER - Marie-Hélène LIARD - Jean-Marie VUYLSTEKER
 

A Tourcoing, les Français d'abord (le Parti de la France)

Préférence nationale et communautaire après A. Montebourg... N. Sarkozy

Les élus et les adhérents du Parti de la France constatent avec satisfaction que la campagne présidentielle impose aux candidats et à leurs équipes de remettre en cause le « politiquement correct » et de dénoncer la mondialisation imposée par la Commission de Bruxelles sans que le Parlement Européen, cogéré par les socialistes et la droite, ne réagisse.

Primaire socialiste : A. Montebourg et la « démondialisation »
Hier c'était Arnaud Montebourg qui faisait campagne contre la mondialisation et qui réclamait la protection des entreprises et des emplois. Cette position est proche de celle du Parti de la France et de ses élus tourquennois, comme en témoignent nos multiples interventions au Conseil municipal.

Villepinte : Nicolas Sarkozy à son tour
Contraint par les nécessités de la campagne, N. Sarkozy dénonce lui aussi les méfaits de la mondialisation et propose le « Buy European Act », c'est-à-dire l'obligation pour les pouvoirs publics d'acheter européen. Il précise en outre qu'il est souhaitable que les mesures de protection soient mises en place au niveau européen mais que, à défaut, la France les prendra seule.

La préférence communautaire et/ou nationale doit être rétablie
Le Parti de la France se félicite que ces préoccupations fassent irruption dans la campagne électorale, mais il appelle les Français à être vigilants. Il faut bien sûr imposer la réalisation de ces promesses électorales mais également imposer le rétablissement de la préférence communautaire dans tous les domaines.
Comme cela était prévu dans les traités fondateurs de l'Europe.

Alors la Communauté urbaine n'ira plus acheter des dizaines de milliers de tonnes de pavés défectueux…. en Chine !

NB : faute de place nous n'abordons pas dans ce Label Ville la mise en cause des accords de SCHENGEN (immigration), elle aussi indispensable.

Christian BAECKEROOT
René DECLERCQ
Conseillers municipaux